Point de vue prélèvements scientifique ?
L’objectif initial était de 150, au final ce sont 120 prélèvements qui ont été effectués. Les prélèvements se font préférentiellement de la berge et pendant 30 minutes pour filtrer suffisamment d’eau. Les crues ont quelques peu changé la donne et nous avons dû faire avec les moyens du bord ! Les arrêts étant beaucoup plus compliqués en canoës quand le niveau d’un fleuve dépasse la cime de certains arbres, nous avons espacé les points d’échantillonnage. La perte d’un filet à prélèvement sur la fin (bien joué Clément !) a rendu l’objectif plus compliqué encore.
Alors 120 prélèvements dans ces conditions, ce n’est finalement pas si mal ! Et pour le moment nous n’avons pas eu vu d’une telle campagne de prélèvement à l’échelle d’un fleuve, et encore moins en canoë !
Concernant notre ressenti sur la présence en microplastiques c’est assez simple : dès que des activités humaines sont présentes (habitations, villes, industries…), les plastiques suivent. Les premiers débris plastiques ont été trouvés côté espagnol, là où la Garonne semble encore saine. Tout au long de la descente des déchets plastiques ont pu être observés sur les berges, mention spéciale pour les échantillons effectués juste après la ville de Toulouse, au milieu de berges remplies de granules de plastiques…
Nous attendons avec impatience les résultats complets des analyses qui ont commencé le 28 juin dernier à nos côtés. Pour l’instant, sur les 11 échantillons analysés, seulement 2 ne contiennent pas de microplastiques, et il s’agit des prélèvements réalisés à la source… Pour le reste, PE (polyethylene), PP (polypropylène), CE (cellophane), PS (polystyrène) : la Garonne semble polymérisée, et quelque chose nous dit que nous n’avons pas ramer pour du beurre, mais bien pour du plastique !