Expésauvages et bivouac « Sans Trace » : un pacte avec les rivières

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Le Bivouac Sans Trace

 
Avez-vous au cours d’une expédition déplacé un caillou pour poser votre tente, laissé un déchet organique car il se dégradera..?

Vous êtes-vous dit que ce petit geste n’aurait sûrement pas ou peu d’effets sur la nature ? Et bien si !

C’est pourquoi le programme « sans trace » ou « Leave no Trace » tend à s’imposer dans le monde du bivouac et de la randonnée. Une idée venant d'Amérique qui nous inspire, encore et toujours, mais dans une certaine mesure, car les fédérations et les parcs jouent un rôle non négligeable en France à ce sujet. Notre idole en la matière : Le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne (PNRLG).

D'ailleurs, si vous ne les connaissez pas, allez vite visiter leur parc, traversé par le fleuve Leyre (ou l'Eyre) ! L'objectif de leur démarche : favoriser des comportement qui réduisent au maximum l'impact environnemental des loisirs de plein air.

Pour en savoir plus sur le bivouac sans trace, en voici les étapes clés :
 
 
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7 principes


1. Point de départ : Préparez-vous et prévoyez



Pour commencer, reprenons les bases. Si vous souhaitez partir en bivouac ou en camping sauvage, la réglementation doit être respectée. Elle existe non seulement pour protéger la nature mais aussi les usagers. A prévoir également : les particularités de la région et toutes les éventualités qui pourraient survenir. Rien ne doit vous échapper ! Car on le sait tous, la préparation, c'est le plus long. Faire le choix du matériel, en fonction du mode d'itinérance, de son budget, et de ses exigences en terme de confort (et oui... c'est qu'on a plus 20 ans !).

Petit-tips : Boussole, carte ou technologie avancée pour se repérer : pour éviter les montjoies ou autres marques susceptible de dégrader le milieu.

Gros-tips : Pour préparer un itinérance zéro-déchets d'un week-end, balisez vos soirées la semaine précédente. Au programme : déshydratations, fermentation, séchage pour fabriquer vos propres petits Fricò !

2. Utilisez des surfaces durables



Favoriser les sentiers et les espaces reconnus est un gage non seulement de sécurité, mais aussi de sauvegarde des zones plus sauvages, qui ne sont pas ravis à l'idée d'accueillir vos traces de pas. Si possible, vous positionnerez votre tente sur des dalles rocheuses, le gravier, l’herbe sèche ou la neige, et à plus de 70 mètres des étendues et des cours d'eau..

Tips : Une alternative à la tente classique est la tente suspendue (résultats de nos tests dans cet article)

Hola : Nombreux sont les exemples à ne pas suivre donnant lieu à des photos de rêves sur les réseaux, et nombreuses seront les personnes tentées de faire communion avec Dame Nature à l'image de ces clichés. Ce n'est pas une bonne idée.


3. Gérez vos déchets



Rapportez-les tous (c’est notre histoire, ensemble pour la victoire...). Organiques ou non, tout déchet laissé dans la nature peut y porter atteinte. Vous n’y pensez peut-être pas avec votre peau de banane, mais pensez à l’accumulation de centaines de peux de bananes : ça ne fait tout simplement pas rêver. La gestion des déchets est primordiale ; un déchet plastique peut se dégrader en microplastiques puis nanoplastiques et polluer tout un écosystème.

4. Laissez les lieux intacts



Que ce soit les bâtiments historiques et culturels, les plantes, ou les pierres, chaque objet peut avoir une fonction dans l’écosystème et doit être protégé. Utilisez pour votre toilette des produits biodégradables et naturels. Cela va de soit, maaaiiiissss on le redit quand même...

Hep, hep, hep ! On ne sa lave pas les dents directement au niveau d’un point d’eau au risque de le contaminer mais à une certaine distance (oui, même si votre dentifrice et fait de poudre de perlin-pinpin).

5. Minimisez les marques du feu



Utilisez les emplacements ayant déjà servi, favorisez les réchauds ou les feux de petite taille. Faites brûler le bois complètement et dispersez les cendres refroidies, utilisez si possible un sac à feu, là encore, le retour de notre expérience ici.

6. Respectez les autres usagers



En étant respectueux et courtois, en évitant de faire trop de bruit (même si votre joie déborde, oui), la nature est un lieu pour se ressourcer. Après tout, c'est bien cela que nous cherchons en organisant de telles expéditions, non ? Alors on pense à ceux qui passeront derrière nous, toujours, et chacun pourra profiter d’un lieu propre et calme.

7. Point d’arrivée : Respectez la vie sauvage



Grâce à vos yeux aguerris (ou mieux ! Un bonne paire de jumelles !) vous pourrez observer la faune... Oui. Mais à distance ! Ne tentez pas d'improviser une course poursuite avec vos amis les animaux sauvages. De même, vos nourriture reste la vôtre, pas la leur. Cela pourrait avoir des effets néfastes sur leur santé et altérer à terme leur comportement.

7+. Faites de votre périple une collecte de données environnementale



Parce qu'on ne peut s'empêcher de penser "Acquisition de données", c'est peut-être un toc, mais il est de notre devoir de vous rappeler que les sciences participatives apportent beaucoup au suivi d'espèces, et de pollution, au passage. Vous trouverez la liste des programmes de suivis ici. Évidemment, vous y trouverez La Pagaie Sauvage dans la liste des observatoire, et nous ne vous incions pas du tout à faire de prélèvements, mais alors, du tout ! (C'est faux). Vous pouvez d'ailleurs zieuter l'agenda des ExépSauvages. L'année 2022 s'annonce expéditive dans le bon sens du terme !