Ocean cleanup, le fail prévisible.

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Vous avez surement déjà entendu parler de ce jeune Néerlandais de 19 ans qui a récolté plus de 25 millions de dollars pour la création d'un aspirateur de déchets géant dans le but de dépolluer les océans. Cette idée était plus que plaisante puisqu'en plus d'éradiquer une pollution persistante et nocive, nous pouvions imaginer continuer à la nourrir, un nettoyage étant garanti à la sortie. Au-delà des doutes sur la façon dont ce jeune homme arrive à la tête d'une start-up brassant des millions, de nombreuses remises en question par la communauté scientifiques concernaient les aspects liés à la faisabilité biologique. Des ingénieurs avaient mis en garde la faisabilité technique : faire flotter une immense barrière robotisée de 600 mètres de long en plein milieu de l'océan n'étant pas une mince affaire.

C’est dans ce contexte que, le 31 décembre, une partie de la barrière flottante du projet Ocean Cleanup s’est rompue, obligeant l’équipe à en ramener les morceaux à Hawaï.

Rien d’étonnant pour tous ceux qui avaient mis en doute la vraisemblance du projet. Les océanographes Kim Martini et Miriam Goldstein écrivaient dès 2014 que l’étude de faisabilité du projet s’appuyait beaucoup trop sur les courants marins « moyens » et pas assez sur les courants « extrêmes » susceptibles de mettre à mal la barrière. Boyan Slat, 24 ans, PDG d’Ocean Cleanup, avait déjà écrit dans son billet d'octobre dernier que le dispositif déployé dans le Great Pacific Garbage Patch avait de grandes difficultés à retenir la pollution plastique. Pour aider à résoudre le problème, le navire principal qui supervise le projet devrait arriver à San Francisco vendredi ou samedi pour engager un nouvel équipage et le réapprovisionner, y compris du matériel spécial permettant de modifier l'appareil, appelé système 001.

 
 
 
 
Alors oui, il faut agir vite face à une pollution désastreuse. Beaucoup de personnes nous affirment qu'étudier la distribution microplastique est vaine face à l'urgence, mais de toute évidence, petit à petit et sans essuyer de grosses pertes, l'observatoire des microplastique à permis aujourd'hui de mettre au jour certaines sources de pollution microplastiques, chose qui n'a pas encore été faite. "Tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin", c'est bien connu. L'action, après l'observation, sera entre les mains des élus et relayés par les acteurs du territoire (institutions, association...), garantissant ainsi une solution adaptée à chaque localité et faisant intervenir une intelligence collective à tous les niveaux : pour que les solutions soient ancrées dans les comportements, il n'y a pas de secret. Il n'y aura pas de délégation, et chacun sera responsable.

La dernière contribution scientifique de l'observatoire des microplastiques est maintenant sur HAL :